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Le syndrome du bébé secoué ou SBS

Le syndrome du bébé secoué 

 

Selon une étude de Santé Publique France,  1275 enfants sont décédés du syndrome du bébé secoué entre 2015-2017. Le syndrome du bébé secoué est quelque chose de difficile à comprendre. Quand ce genre de malheur fait la une des journaux, on se dit toujours, que c’est-il passé, comment on en a pu en arriver là.

Hello la team Monfoxy !

Toujours liés à la sécurité de bébé, nous allons aujourd’hui parler du syndrome du bébé secoué. Qu’est-ce que c’est ? Comment l’éviter ? On répond à vos questions dans cet article.

Qu’est-ce que le syndrome du bébé secoué ?

Le syndrome du bébé secoué ou SBS est un traumatisme crânien non accidentel par secouement. Il va généralement concerner les nourrissons de moins d’un an. Mais d’autres enfants plus âgés peuvent malgré tout en être victime.

Il survient la plupart du temps chez un nourrisson de moins de 1 an et dans 2/3 des cas de moins de 6 mois.

Cela signifie que des parents ou personnes chargées de la garde de l’enfant vont secouer violemment le bébé en le tenant par les épaules, le tronc ou encore les membres comme les bras. Lorsque le bébé est secoué, sa tête oscille dans tous les sens. Ces secousses vont provoquer un ballotement du cerveau de l’enfant dans sa boite crânienne. Cela a pour conséquences de créer entre autres des lésions cérébrales. En effet, le cerveau de bébé est mou et fragile. Les lésions peuvent entraîner un hématome sous-dural , une hémorragie rétinienne ou encore un œdème cérébral. On peut observer aussi des lésions de la nuque et des fractures de côtes…

On parle alors de traumatisme crânien infligé. Ces blessures interviennent toujours face à des violences physiques, elles ne peuvent pas être dues à un jeu ou à une chute.

bébé secoué
Sources : Sos bébé secoué – https://stopbebesecoue.fr/sbs/

 

Hématome suite au syndrome du bébé secoué
Hématome sous-dural – HAS

Facteurs de Risques 

Généralement, ce syndrome intervient face à un épuisement des parents ou de la personne chargée de la garde de l’enfant. De même, il peut intervenir aussi face à des pleurs incessants de bébé et au sentiment de dépassement ressenti par l’adulte.

D’ailleurs la HAS a publié en Juillet 2017 sa recommandation de bonne pratique intitulée « Syndrome du bébé secoué ou traumatisme crânien non accidentel par secouement » dans laquelle elle décrit les facteurs de risques ».

Il survient la plupart du temps chez un nourrisson de moins de 1 an et dans 2/3 des cas de moins de 6 mois. D’un point de vue épidémiologique, les facteurs de risque identifiés et liés à l’enfant sont les suivants :

  •   sexe masculin ;
  •   prématurité ou complications médicales périnatales ;
  •   séparation mère enfant en période néonatale ;
  •   grossesse multiple ou rapprochée ;
  •   grossesse non désirée ;
  •   pleurs inconsolables ;
  •   difficulté d’acquisition d’un rythme de sommeil régulier, troubles du sommeil ;
  •   difficultés alimentaires ;
  •   interventions antérieures des services sociaux.

Tous les milieux socio-économiques, culturels, intellectuels peuvent être concernés comme dans les violences conjugales ; cependant la précarité (bas niveau d’études et de revenus, jeune âge de la mère), l’isolement social et familial sont des facteurs de risque supplémentaires

Sources : Dossier du Syndrome du bébé secoué ou traumatisme crânien non accidentel par secouement : Recommandation de bonnes pratiques
On le sait, les premières semaines peuvent être difficiles pour les parents. Mais cela n’excuse rien. Ce syndrome reste un signe de maltraitance de l’enfant.

Quels sont les symptômes du SBS ?

Lorsqu’un bébé est victime du syndrome du bébé secoué, des symptômes peuvent permettre de l’identifier.

Tout d’abord, le bébé n’aura pas forcément de blessures visibles. Les bébés secoués pourront alors :

  • Être irritable
  • Ressentir des nausées, vomissements
  • Avoir des difficultés à respirer
  • Faire des convulsions (ou tremblements)
  • Beaucoup de somnolence ou un sommeil profond
  • Des pertes de connaissance

Si vous avez le moindre doute, consultez une aide médicale d’urgence. 

Quelles sont les conséquences médicales?

D’un point de vue médical, c’est une tragédie. Les conséquences physiques de ce syndrome sont gravissimes. Cela peut aller de la paralysie jusqu’au décès de l’enfant. Et oui, le cerveau de bébé est mou et fragile et chaque ballotements intra-crânien peuvent entraîner :

  • un hématome sous-dural
  • une hémorragie rétinienne
  • un œdème cérébral
  • lésions de la nuque
  • fractures des côtes, rachis, crâne…

Ainsi la HAS rapporte que  10% à 40% des bébés secoués décèdent suite à ces blessures. Et parmi ceux qui survivent, 2 sur 3 auront des séquelles à vie. Ces malheureux bébés deviendront handicapés ou paralysés.

Conséquences judiciaires ?

Concernant les conséquences juridiques, si un signalement a été fait par le médecin au procureur de la République, l’enfant peut être placé provisoirement. Cette décision est sans appel et dure 8 jours. Durant ce délai, le juge des enfants peut être saisi et il convoquera l’autorité parentale. Suite à cela, le juge peut prolonger la mesure de placement de l’enfant (susceptible d’appel par les parents), ou la lever. Aussi, le magistrat a la possibilité d’appliquer d’autres mesures d’assistances éducatives.

Il s’agit d’une infraction pénale qualifiée de violences volontaires avec circonstances aggravantes. Les peines encourues vont de 5 ans d’emprisonnement à 30 ans de réclusion criminelleD’autres personnes dans l’environnement de l’enfant peuvent être poursuivies pour  non-assistance à personne en danger.

Si l’enfant à été victime du syndrome du bébé secoué lorsqu’il était en garde par une assistante maternelle, elle se verra retirer son agrément et une interdiction d’exercer son activité professionnelle de manière temporaire ou définitive.

Comment l’éviter ?

En premier lieu, ayez conscience que les pleurs de bébé peuvent durer longtemps. Et bien que ce n’est souvent pas facile, c’est son unique moyen de communication. Deuxièmement, tous les bébés pleurent, ce n’est pas votre faute. Alors ne vous culpabilisez pas.

Pour éviter le syndrome du bébé secoué, sachez qu’il n’existe pas de solution miracle. En vérité, il s’agit de bon sens cependant lorsque la fatigue et le sentiment d’être à bout sont si fort le bon sens peut disparaitre.

Si vous n’arrivez pas à calmer les pleurs de bébé et que vous commencez à perdre patience :

  • Posez bébé délicatement dans son lit en revenant voir régulièrement que tout va bien
  • Parlez à quelqu’un pour essayer de vous calmer
  • Essayez de vous calmer avec différentes techniques propres à vous
  • Une fois calmé, vous pouvez reprendre bébé dans vos bras

Dans tous les cas, si bébé pleure beaucoup, faites-le garder à une personne de confiance pour vous reposer.

 

Monfoxy Attention

 

Si vous avez besoin d’aide,  ou si vous vous sentez fatigué(e) – épuisé(e) appelez à l’aide le 119 Allo enfance en danger.

 

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